© 2019, #TeamParis

STOCKHOLM : un péage urbain intelligent à l’entrée d'une ville plus verte

La capitale suédoise (1 million d'habitants) a mis en place en 2006 un "tarif de congestion" ou péage urbain afin de diminuer l'utilisation de la voiture et de réduire la pollution. À Stockholm, comme à Londres qui en a aussi mis en place, les résultats sont positifs : réduction des embouteillages, de la pollution de l'air, des émissions de CO2 et même des accidents.



Détails de fonctionnement du péage urbain :

  • Zone couverte : 47Km 2. À Londres, seul l'hyper centre est concerné (21 Km2 couverts). À Paris, la formation du Grand Paris pourrait être une opportunité de mise en place des péages urbains

  • Jours et horaires de fonctionnement : en journée, du lundi au vendredi (idem à Londres)

  • Gratuit pendant la nuit, les week-ends et les jours fériés (idem à Londres)

  • Tarification encadrée et adaptée : entre 1€ et 3, 5€ selon les horaires. À Londres, il s'agit d'un forfait (12€ mais autant de passages possibles)



Résultats :

  • Moins de voitures en centre-ville : le nombre de franchissement journalier du cordon est passé de 450.000 en 2005 à 325.000 en 2015 (soit -28% sur 10 ans)

  • Moins d'embouteillages, moins de pollution et moins d'accidents

  • Mesure devenue populaire : 40% des habitants étaient favorables au départ, 75% aujourd'hui

  • Revenus nets pour la ville : 56M€ à Stockholm chaque année. À Londres, les péages urbains rapportent £250M (£160M nets) chaque année



Facteurs de succès à retenir :

  • Communiquer intelligemment dessus : parler de "tarif de congestion" au lieu de "péage urbain" par exemple

  • Recourir au référendum après une phase d'expérimentation : une expérimentation a été réalisée pendant 6 mois (40% d'habitants en faveur au début), puis un référendum a eu lieu pour valider la poursuite du péage

  • Cibler les horaires et les lieux où les voitures sont les plus utilisées

  • Mettre en place des exonérations et des crédits d'impôts : par exemple, pour les habitants les plus modestes, ceux qui ont besoin de leur voiture pour venir au travail, ceux qui ont recours à l'auto-partage

  • Avoir des alternatives à la voiture : métro, RER, vélos en libre service, trottinettes etc.





Sources :